L’entretien de la chaudière, une obligation légale

L’hiver est là !

Avez-vous pensé à faire nettoyer votre chaudière et ramoner votre cheminée ? Savez-vous qu’un ramonage mécanique s’impose aussi pour les conduits de chaudière ?

Quand faire ramoner sa cheminée ?

Les assurances préconisent de le faire une fois par an, juste avant la saison des feux de cheminée, lorsque l’on fait un usage modéré de sa cheminée et qu’on ne fait brûler que des bois secs et non résineux. Elles conseillent en revanche de le faire deux fois par an, avant et pendant la période d’utilisation, dans le cas où la cheminée possède un insert, un conduit courbe ou en pente, lorsqu’on cuisine au feu de bois ou lorsqu’on utilise des résineux.

Quel type de ramonage choisir ?

Ces dernières années, les bûches de ramonage sont apparues sur le marché, proposant un ramonage chimique. Ces bûches sont enduites de composants censés détruire les suies et les dépôts inflammables. Malheureusement, si elles permettent un ramonage facile et à la portée de chaque particulier, leur efficacité est assez limitée et il est prouvé que les produits chimiques qu’elles dispensent dans le conduit favorise le vieillissement prématuré de ce dernier. À tel point d’ailleurs qu’une circulaire du 24 avril 1998 stipule que le ramonage chimique n’est pas pris en compte par les règlements sanitaires. Ce qui signifie, en clair, que si votre conduit prend feu, votre assurance ne prendra pas en charge les dégâts causés par l’incendie.

Le ramonage mécanique est simple : on introduit un hérisson (une grosse brosse) par l’âtre de la cheminée ou le haut du conduit. Le frottement détache la suie et les dépôts des parois qui tombent au sol. Le conduit est alors à nouveau net et peut rejouer son rôle d’isolant du feu et de guide vers la sortie pour les fumées toxiques (le monoxyde de carbone, principalement).

Par arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts, qui comporte la vérification de la chaudière, le cas échéant son nettoyage et son réglage, mais aussi la fourniture de conseils nécessaires pour le bon usage de la chaudière en place.

L’opérateur doit évaluer le rendement et les émissions de polluants atmosphériques.

Une attestation d’entretien comportant les résultats de l’évaluation est remise obligatoirement au commanditaire de l’entretien.